Je ne suis pas une lumière docile
12 mai 2026

Le Walsh-Weston Award a été décerné le 14 mai 2026 à deux chercheurs du CSTB

Remise du prix par David Mooney, représentant de la SLL et du CIBSE à Christophe Martinsons

Remise du prix par David Mooney, représentant de la SLL et du CIBSE à Christophe Martinsons

Le Walsh-Weston Award a été attribué à Christophe Martinsons et Nicolas Picard du CSTB. Il a été remis le 14 mai 2026 à Londres au siège du CIBSE (Chartered Institution of Building Service Engineers). Ce prix récompense des travaux de recherche fondamentale sur l’éclairage.
Christophe Martinsons, le 14 mai 2026 au siège du CIBSE

John W. T. Walsh a dirigé le département de photométrie au National Physical Laboratory (Angleterre) à l'époque où la mesure de la lumière était en cours de développement. Cela a nécessité la conception d’étalons lumineux et de méthodes de mesures d'éclairage. Son livre « Photometry », publié pour la première fois en 1926, fut pendant de nombreuses années la bible de la mesure de la lumière.  Horace C. Weston a mené les premières études sur la performance visuelle pour les tâches de travail. Son livre « Light, Sight and Work », publié en 1962, a été la référence internationale pour l'éclairage des lieux de travail à cette époque.

Le Walsh-Weston Award est attribué annuellement depuis plus de 60 ans par la Society of Light and Lighting (SLL), la branche éclairage du CIBSE, l'organisme mondial de référence (23 000 membres dans 95 pays) pour les professionnels des services du bâtiment, défendant la durabilité, l'innovation et la performance des bâtiments dans l'ensemble de l'environnement bâti.

Les lauréats du prix Walsh-Weston viennent d'un large éventail de pays, dont l’Allemagne, la Hongrie, l'Autriche, la Nouvelle-Zélande, le Japon, le Royaume-Uni, la Finlande, les Pays-Bas et les États-Unis.

Christophe Martinsons et Nicolas Picard sont les premiers français à obtenir ce prix depuis sa création en 1964.

Aspects scientifiques du travail primé
Nicolas Picard pendant une démonstration du spectromètre à détection synchrone optique au CSTB

Issu du programme de recherche du CSTB, le travail primé a démontré expérimentalement la possibilité de mesurer précisément la lumière artificielle en utilisant l’empreinte laissée par son alimentation électrique. Grâce à ce concept, les auteurs ont effectué des mesures spectrales très précises d’une faible source d’éclairage artificiel en éliminant les autres lumières présentes dans l’environnement, y compris la lumière directe du soleil presque 1 million de fois plus puissante.

Au cours de ce travail, Christophe Martinsons et Nicolas Picard ont développé un tout nouveau type de spectromètre basé sur une méthode de détection synchrone purement optique (optical lock-in spectrometer). Ce spectromètre est également applicable à la caractérisation optique (mesures de la couleur, de la réflectance/transmittance spectrale, et de la fluorescence) à distance (remote sensing) des surfaces et matériaux éclairés par des sources d’éclairage électriques de jour comme de nuit, ouvrant des perspectives nouvelles pour une meilleure connaissance de l’environnement bâti.

Référence du travail de recherche primé

Martinsons, C., & Picard, N. (2025). Untangling light in noisy luminous environments. Lighting Research & Technology, 57(4–5), https://doi.org/10.1177/14771535241266178

Présentation donnée à l’occasion de la remise du prix
LoadingAjouter à mes documents favoris
AFE
AFE
Adhérer