
La disparition progressive des lampes à décharge s’inscrit dans le cadre des politiques européennes visant à limiter l’utilisation de substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques. La directive européenne dite RoHS restreint notamment l’usage de substances telles que le plomb, le mercure ou le cadmium, fréquemment présents dans certaines lampes utilisées pour l’éclairage public.
Dans ce cadre, plusieurs catégories de lampes, notamment les lampes à vapeur de sodium haute pression ou les lampes aux halogénures métalliques, ne pourront plus être mises sur le marché après l’expiration de certaines exemptions, dont plusieurs prennent fin le 24 février 2027.
Cette échéance constitue un tournant pour le parc d’éclairage public, dont une part importante repose encore sur ces technologies.
Le guide souligne que le parc français d’éclairage public est souvent ancien et énergivore, ce qui oblige les collectivités à anticiper les évolutions réglementaires tout en maîtrisant leurs budgets.
Plusieurs solutions existent pour remplacer ces technologies :
Il s’agit aujourd’hui de la solution la plus répandue. Elle permet d’améliorer significativement l’efficacité énergétique, de réduire les coûts de maintenance et d’intégrer plus facilement des systèmes de pilotage de l’éclairage.
Certaines lampes LED peuvent remplacer directement des lampes à décharge dans des luminaires existants. Cette solution permet notamment de réduire fortement la puissance installée tout en conservant l’infrastructure existante.
Cependant, elle présente certaines limites : offre encore restreinte selon les puissances, contraintes techniques selon les luminaires et impossibilité d’intégrer certaines fonctionnalités de pilotage.
Le rétrofit consiste à adapter un luminaire existant en y intégrant un module LED. Cette approche peut être particulièrement pertinente pour conserver des luminaires patrimoniaux ou esthétiques tout en améliorant les performances énergétiques.
D’un point de vue environnemental, elle permet également de prolonger la durée de vie d’équipements existants et d’éviter leur remplacement complet. Sa mise en œuvre nécessite toutefois une analyse technique préalable et peut parfois représenter un coût comparable à celui d’un luminaire neuf.
La publication présente également plusieurs retours d’expérience de collectivités territoriales et de syndicats d’énergie ayant déjà engagé cette transition.
Ces exemples illustrent les bénéfices concrets de la modernisation des installations : réduction des consommations électriques, amélioration de la performance lumineuse et optimisation de la maintenance.
La fin des lampes à décharge s’inscrit dans une transformation plus large du secteur de l’éclairage public, marquée par plusieurs enjeux majeurs :
Dans ce contexte, les travaux de l’Association Française de l’Éclairage contribuent à éclairer les décisions des acteurs publics et privés, en apportant des analyses techniques et réglementaires ainsi que des retours d’expérience concrets.
À l’approche de l’échéance de 2027, anticiper cette évolution devient un enjeu stratégique pour les territoires, afin d’assurer un éclairage public performant, durable et conforme aux nouvelles exigences environnementales.
Le guide est offert aux adhérents 2026 de l’AFE sous format numérique jusqu’au 1er mai 2026. Pour ceux qui ne sont pas adhérents mais qui souhaite se le procurer, Il est en vente auprès de l’AFE. Contact AFE : afe@afe-eclairage.fr |
Ajouter à mes documents favoris