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3 mars 2026

Les déclarations de consensus « Light for Public Health Initiative »

La lumière affecte notre sommeil, notre humeur et notre santé en influençant l'horloge interne, les hormones et la cognition. Le consortium de Ladenburg sur la lumière et la santé, auquel a participé la CIE, a élaboré des déclarations claires et scientifiques pour aider à expliquer pourquoi une exposition saine à la lumière est importante. Ces informations, destinées aux acteurs de la santé publique, visent à favoriser une meilleure communication pour assurer une exposition à la lumière plus saine pour tous.


Voici la référence et le lien pour accéder librement à la déclaration de consensus complète en anglais :
Spitschan, M., Kervezee, L., Stefani, O., Gordijn, M., Veitch, J. A., Lok, R., & Ladenburg Light and Health Consortium (2025). Evidence-based public health messaging on the non-visual effects of ocular light exposure: Core statements for a coordinated health communication campaign. https://doi.org/10.17617/1.4a6s-ec74

Voici la référence et le lien pour accéder librement à la déclaration de consensus traduite en français.
Lucien Bickerstaff, Claude Gronfier, Christophe Martinsons. Déclarations de consensus "Light For Public Health Initiative". Ladenburg Light and Health Consortium. 2025.  https://lightforpublichealth.org/consensus-statements_fr.html

Voici le rappel du consensus scientifique concernant les effets non-visuels de la lumière, les facteurs d’influence de ces effets, et la recherche concernant ces effets.


Effets non visuels de la lumière

Les cellules ganglionnaires rétiniennes intrinsèquement photosensibles (ipRGC) convertissent la lumière en signaux qui influencent de nombreuses fonctions physiologiques.

Lorsque les ipRGCs détectent la lumière, elles envoient des signaux au cerveau afin de réguler diverses fonctions corporelles.

Les ipRGCs envoient des signaux électriques aux régions du cerveau qui régulent les cycles veille-sommeil, la vigilance et l’humeur.

Principalement par le biais des ipRGCs, la lumière provoque la suppression de la mélatonine le soir et la nuit.

La lumière inhibe la production de mélatonine (hormone qui régule le cycle veille-sommeil), notamment le soir et la nuit.

Les ipRGCs expriment la mélanopsine (une protéine sensible à la lumière). Lorsque les ipRGCs sont exposées à une lumière vive, la mélanopsine est activée. Cette activation déclenche une voie neuronale qui bloque la production de mélatonine dans la glande pinéale.

La lumière est le signal principal qui assure la synchronisation du système circadien avec les cycles de 24 heures dans l’environnement.

La lumière est le signal principal qui synchronise l’horloge interne de l’organisme avec le cycle jour-nuit du soleil.

La lumière aide à réguler les rythmes internes de l’organisme. Cela permet aux processus biologiques de commencer et de s’arrêter au moment approprié.

La lumière influence directement l’horloge biologique dans le cerveau, régulant les cycles veille-sommeil et d’autres rythmes physiologiques quotidiens.

La lumière influence l’horloge interne de l’organisme, qui régule les cycles veille-sommeil et d’autres rythmes quotidiens.

L’exposition à la lumière influence le sommeil, la libération d’hormones, le métabolisme et la vigilance.

La lumière le matin peut avancer l’horloge circadienne, et la lumière le soir peut la retarder.

La lumière matinale favorise un coucher et un réveil plus précoces, tandis que la lumière du soir peut retarder le coucher et le réveil.

La lumière indique au cerveau de devenir actif. La lumière le matin avance l’horloge interne de l’organisme (la décale vers une « heure » plus précoce), tandis que la lumière du soir la retarde (la déplace vers une « heure » plus tardive).

La lumière peut également stimuler la vigilance et les fonctions cognitives dans certaines conditions.

Dans certaines situations, la lumière peut améliorer la vigilance et la capacité de réflexion.

Dans certaines conditions, l’exposition à une lumière intense pendant la journée et la nuit améliore la vigilance et les performances cognitives.

Ces réponses physiologiques à la lumière sont principalement déterminées par la quantité de lumière qui atteint la rétine et stimule les ipRGCs à un moment donné.

La réponse de l’organisme à la lumière dépend de son intensité et de l’heure à laquelle elle atteint les ipRGCs de la rétine.

La réponse des ipRGCs dépend probablement de l’heure de la journée et de facteurs circadiens.

Des niveaux de lumière plus élevés le soir peuvent accroître le temps nécessaire pour s'endormir.

L’exposition à la lumière le soir peut rendre plus difficile l’endormissement.

L’exposition à la lumière le soir indique à l’organisme qu’il fait encore jour. Cela augmente la vigilance et décale l’horloge interne vers une « heure » plus tardive.

Des niveaux de lumière plus élevés pendant la journée peuvent améliorer l’humeur.

Une lumière vive pendant la journée peut améliorer l’humeur.

L’exposition à la lumière naturelle (le soleil) ou à une lumière électrique de forte intensité, lorsqu’elle n’est pas éblouissante, peut réduire le stress et améliorer l’équilibre émotionnel.

Des niveaux de lumière plus élevés pendant la journée peuvent améliorer la qualité du sommeil de la nuit suivante.

Une exposition à une lumière plus intense pendant la journée peut améliorer le sommeil.

Une exposition à des niveaux de lumière plus élevés pendant la journée réduit la fragmentation du sommeil (réveils nocturnes) et augmente le sommeil profond pendant la nuit.

En suivant un protocole d’exposition à la lumière vive (photothérapie/luminothérapie) prescrit médicalement, l’exposition le matin peut améliorer l’humeur des personnes présentant certains diagnostics cliniques.

Les médecins peuvent prescrire une luminothérapie pour traiter la dépression hivernale et d’autres problèmes de santé.

Il a été montré que l’exposition à une lumière vive améliore les symptômes dépressifs chez les personnes souffrant de dépression saisonnière.


Facteurs influençant les effets non visuels de la lumière

Un schéma sain d’exposition quotidienne à la lumière comprend un rythme de lumière vive et d’obscurité chaque jour.

Une routine quotidienne saine comprend une lumière vive pendant la journée et l’obscurité pendant la nuit.

Le maintien d’un rythme régulier de lumière vive pendant la journée et d’obscurité pendant la nuit est associé à une meilleure santé physique et mentale.

L’âge peut influencer l’effet physiologique de la lumière chez l’humain, car la rétine reçoit moins de lumière avec le vieillissement.

Avec l’âge, le cristallin de l’œil peut devenir moins transparent, ce qui peut réduire les effets de la lumière sur l’horloge interne et le sommeil.

Avec l’âge, le cristallin de l’œil devient moins transparent, ce qui peut réduire la réponse de l’organisme à l’exposition à la lumière.

Il existe d’importantes différences individuelles dans la réponse physiologique à la lumière.

La sensibilité à la lumière varie considérablement d’un individu à l’autre.

Les différences individuelles en matière de sensibilité à la lumière sont influencées par des facteurs tels que l’âge, la génétique et le comportement.


La recherche sur les effets non visuels de la lumière

La majorité des études sur les effets physiologiques de la lumière ont été réalisées en laboratoire.

La plupart de la recherche sur les effets de la lumière sur l’organisme a été menée en laboratoire.

Des études sur l’exposition à la lumière dans la vie réelle sont nécessaires.

Il est nécessaire de mener des études sur les effets physiologiques de la lumière en intégrant un large éventail de populations.

Davantage d’études sont nécessaires pour comprendre comment la lumière influence la santé dans différentes populations.

La plupart des études sur les effets physiologiques de la lumière se sont concentrées sur des populations limitées (groupes d’âge, ethnies ou conditions de santé spécifiques). Il est important que les futures recherches portent sur des populations plus diversifiées et couvrent des régions géographiques plus vastes.

Les effets physiologiques de la lumière font l’objet de recherches actives.

Les scientifiques continuent d’étudier l’influence de la lumière sur les fonctions corporelles et la santé en général.

L’intérêt scientifique et grand public pour les effets de la lumière sur les rythmes biologiques, le sommeil, la vigilance, l’humeur et la santé ne cesse de croître. Les progrès technologiques et scientifiques permettent aux chercheurs d’étudier plus précisément différentes longueurs d’onde et différentes intensités.

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