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Eclairage et insécurité

Le sujet du lien, ou de l'absence de lien, entre éclairage et (in)sécurité a fait l'objet de nombreuses études. L'Association française de l'éclairage a rédigé une fiche synthétisant le sujet et les études menées. 

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Au Royaume-Uni, le sujet a fait l'objet d'un débat fin décembre 2014 avec la publication de nouvelles données. En voici un extrait : 

Augmentation de la mortalité routière suite à l'extinction de l'éclairage

Le responsable de l'association des automobilistes déclare quant à lui que les accidents augmentent, particulièrement sur les routes limitées à 40 non éclairées. 6 cas d'accidents auraient déjà été identifiés pour lesquels le médecin légiste peut attester que l'absence d'éclairage est en cause de la mortalité. De plus, l'association note que là où l'éclairage est éteint, le nombre d'accidents diminue moins vite que sur les routes où la lumière est maintenue. 

Selon les statistiques du gouvernement, sur les 5 dernières années d'amélioration de la sécurité routière, les accidents de nuit sur des routes sans dangers apparents avec éclairage ont chuté de 18,6 % en général, et de 24 % par temps pluvieux, neigeux ou verglaçant. Sur les routes non éclairées, la baisse n'a pourtant été que de 12 % en général et de 16,7 % par mauvais temps. 

Les associations de médecins et malade se mobilisent également. Une récente étude a d'ailleurs démontré que 80 % des personnes atteintes de dystrophie rétinienne (rétinite pigmentaire) (cause de perte de vision la plus répandue chez les personnes en âge de travailler) n'ont plus de vision dans l'obscurité. La vision nocturne est d'ailleurs la première à être perdue lorsque l'on prend de l'âge.

Selon Joe Irvin, délégué général de l'association des piétons, ¼ des personnes rencontrent des problèmes lorsque l'éclairage est éteint ou diminué.

Augmentation de l'insécurité

Les habitants, hommes politiques et associations d'usagers assurent également que le nombre de crimes commis a augmenté. Coté théorie, ils se basent sur une étude de Cambridge de 2008 qui a conclu que l'éclairage public servait bel et bien à prévenir les crimes. « D'autres études ont montré que les crimes diminuaient d'environ 20 % dans les espaces publics bien éclairés ». 

Le comté d'Essex, où 83 % des points lumineux sont éteints, leur sert également d'exemple. Un mois après l'extinction, la police de Brentwood du Comté a demandé à ce que l'éclairage soit rétabli suite à une augmentation des cambriolages. 

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