L’âge n’est pas responsable de tous les maux : l’horloge biologique est aussi sensible à la lumière chez les seniors que chez les jeunes ! – Claude Gronfier, membre du Collège santé de l’AFE et chercheur à l’INSERM

Claude Gronfier, membre du Collège Santé de l’AFE et Docteur en chronobiologie à l’INSERM vient de publier une étude sur la lumière et son influence sur l’horloge biologique. 

« Chez l’Homme, et chez tous les mammifères, la plupart des fonctions physiologiques sont sous le contrôle d’une horloge biologique circadienne (circa : proche de, dies : jour). L’horloge permet en particulier l’expression d’un sommeil de qualité la nuit et d’une vigilance optimale le jour, mais elle aussi impliquée dans la régulation de la mémoire, de la cognition et de l’humeur. C’est la lumière qui permet la remise à l’heure quotidienne de l’horloge, et l’expression des rythmes biologiques au bon moment dans la journée. Lors du vieillissement, les troubles du sommeil et de la vigilance sont fréquents, ainsi que les troubles cognitifs et les troubles de l’humeur. La mauvaise synchronisation de l’horloge circadienne par la lumière est actuellement considérée comme l’un des mécanismes possibles de  ces troubles chez le sujet âgé. L’équipe de Claude Gronfier, chercheur à l’Inserm (U846, Lyon), montre que l’opacification du cristallin de l’œil, un phénomène normal qui se produit au cours du vieillissement et qui diminue l’intensité lumineuse perçue au niveau de la rétine, ne provoque pas une diminution de la sensibilité de l’horloge biologique à la lumière ».

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